Livre_automne

5 lectures de voyage parfaites pour l’automne

Le froid qui s’installe te donne juste envie de t’emmitoufler dans une couverture avec un bon livre, une tasse fumante et zéro stress ? Ça tombe bien, les auberges du Québec t’attendent avec des salons chaleureux tout indiqués pour ça. Parfait, te dis-tu, mais quel(s) livre(s) devrais-je glisser dans mes bagages ? On te propose 5 lectures sous la thématique du voyage qui se fondent parfaitement dans l’ambiance automnale et te feront voyager même si tu décides de ne pas mettre un seul pied hors de chez toi !

Poésie : Cochonner le plancher quand la terre est rouge, Erika Soucy

À lire quelque part entre deux épinettes, des poèmes aux couleurs de novembre et au langage délicieusement cru qui te feront voir d’un autre œil le Nord de notre belle province : « dans mon pays pas de piscine / montréal c’est new york / et new york c’est l’éden » […] « les fillettes androgynes / rêvent de voyages de chasse / d’une roulotte à eux autres / dans l’boutte de longue-rive ».

Nouvelle : Les aurores montréales, Monique Proulx

Pour les sorties dans la grande ville, un recueil de nouvelles qui te plongera au cœur de Montréal, sans tabous ni censure : « Sont gras. Sont cons. Le soir, ils investissent le milieu de la rue et ils malmènent une balle avec des bâtons de hockey jusqu’à ce que les voitures garées la reçoivent en pleine gueule. ».

Roman : La tournée d’automne, Jacques Poulin

En mode roadtrip ? Monte à bord de l’autobus d’un bibliothécaire ambulant et pars à la rencontre de personnages attachants sur les routes de nos magnifiques régions, de Charlevoix à la Côte-Nord, en passant par la Gaspésie : « On se sent très bien, chez vous, dit Marie. C’est comme une petite maison. On est à l’abri, les livres nous protègent… ».

Essai : L’âme du monde, Frédéric Lenoir

Envie de méditer un peu ? Suis ces sept sages venus des quatre coins du monde dans leur voyage philosophique et spirituel au Tibet : « Que m’importe ? Je me connais moi-même, et cela me suffit. C’est le contraire qui serait une horreur : que tous me connaissent, et que je m’ignore. ».

Le classique : Bruges-la-morte, Rodenbach

Et parce qu’automne rime avec mélancolie et que la beauté des mots en est un grand remède, on te laisse avec ce grand classique de la littérature où le protagoniste arpente les trottoirs d’une ville belge dans le but de faire le deuil de son épouse : « Ah, toujours ce gris des rues de Bruges ! […] Toute cité est un état d’âme, et d’y séjourner à peine, cet état d’âme se communique, se propage à nous en un fluide qui s’inocule et qu’on incorpore avec la nuance de l’air. ».